Véronique Ovaldé : "Les hommes en général me plaisent beaucoup"
Publié le 22 Juillet 2010
"Les hommes en général me plaisent beaucoup" est le 3e roman de Véronique Ovaldé. C'est dans une ambiance toujours à la fracture du réelle que cet auteur nous entraîne. Ici, il s'agit d'une jeune femme au passé troublée dont elle nous conte l'histoire. Tirée des griffes d'un père extemiste, et d'un proxénète plus que douteux, elle trouvera dans sa geôle, un délicieux professeur de dessin qui n'aura d'yeux que pour elle. Si elle s'installe avec Samuel près d'un zoo dans un petit maison ombragée, les démons ne sont pas loin et Yoim, le maqueraux, qui est aussi son premier amour, n'aura cesse de la tourmenter tant en rêve que dans la réalité. Avec une écriture boulversante d'efficacité et des métaphores audacieuses, Véronique Ovaldé dépeint l'addiction de cette jeune femme pour le mal dans lequel elle a grandit. D'une puissance rare dans l'évocation de la manipulation, sur fond de drogue, de pouvoir, d'interdit, elle tisse un récit où l'on frémit en se demandant comment cela va se finir. Car, ici, aucun doute, on n'est proche de la construction d'une tragédie...
A lire, parce que ce roman bouleverse par sa construction dramatique et ses phases d'onirisme où on ne sait plus très bien si la réalité est là, ou plus loin, là où on ne la soupçonne pas...