Publié le 3 Octobre 2014

Gaëlle Josse est une auteure de roman mais aussi de poésie. Dans ses romans, elle a gardé une forme de douceur et un univers métaphorique délicat.

Avec une infinie tendresse, dans son deuxième roman, "Nos vies désaccordées", elle raconte l'histoire d'amour passionnée d'un pianiste virtuose et de sa muse. Un roman de l'intime sur l'indicible fragilité des êtres et la violence de leurs choix. Avec beaucoup de maestria, elle donne à entendre toutes les notes de la petite musique d'un couple.
J'ai aimé le style aérien, les personnages éthérés saisis dans leurs détails et le rythme. Une bien jolie partition.

 

 

Présentation de l'éditeur:

"Avec Sophie, j’ai tout reçu, et tout perdu. Je me suis cru invincible. Je nous ai crus invincibles. Jamais je n’ai été aussi désarmé qu’aujourd’hui, ni plus serein peut-être. »
François Vallier, jeune pianiste célèbre, découvre un jour que Sophie, qu’il a aimée passionnément puis abandonnée dans des circonstances dramatiques, est internée depuis plusieurs années. Il quitte tout pour la retrouver.
Confronté à un univers inconnu, il va devoir se dépouiller de son personnage, se regarder en face. Dans ce temps suspendu, il va revivre jusqu’au basculement on histoire avec Sophie, artiste fragile et imprévisible.
La musique de nos vies parfois nous échappe . Comment la retrouver ?"

Gaëlle Josse : "Nos vies désaccordées"

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Rédigé par Asfodèle

Publié dans #roman français

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Publié le 2 Octobre 2014

  • Grégoire Delacourt "On ne voyait que le bonheur"
  • Serge Joncour : "L'écrivain national"
  • Franck Courtès : "Toute ressemblance avec le père"
  • Sophie Divry : "La condition pavillonnaire"
  • Julia Deck : "Le triangle d'hiver"
  • Eric Reinhardt : " Cendrillon"
  • Gaelle Josse : "Nos vies désacordées"
  • Gaelle Josse : "Le dernier gardien d'Ellis Island"
  • Amélie Nothomb "Petronille"
  • Frédéric Beigbeder : "Oona et Salinger"

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Rédigé par Asfodèle

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Publié le 2 Octobre 2014

Franck Courtès est photographe indépendant. Il décide en 2013 de donner un prolongement à son univers et à son regard en écrivant un recueil de nouvelles : « Autorisation de pratiquer la course à pieds et autres échappées » publié chez Lattès. De l'enfance qui nous échappe aux lâchetés quotidiennes qui nous rattrapent, il réussit le tour de force de nous captiver en décrivant le quotidien. Au cours de ses nouvelles, il fixe comme un polaroid, ces tremblements de terre intimes et silencieux qui font basculer chacun de ses héros fragiles. J'ai été touchée par la douceur et la justesse de l'écriture en total accord avec le propos. 19 nouvelles. 19 moments de vérité. 19 petites pépites.

Présentation de l'éditeur:

"Les copains des maisons de campagne, un jeune homme confronté à la lâcheté, un père divorcé qui s’inscrit à un jeu télévisé pour conquérir ses enfants, une jeune femme qui sacrifie tout pour courir le marathon, un bobo parisien qui contemple le monde dans un restaurant japonais. 

Au cours de ces nouvelles, du cœur de la ville au cœur de la campagne, Franck Courtès déroule le fil ténu de nos vies. Il dit avec maestria ces tremblements de terre intimes et silencieux qui font basculer chacun de ses héros et qui les rendent si fragiles."

Franck Courtès : "Autorisation de pratiquer la course à pied et autres échappées"

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Rédigé par Asfodèle

Publié dans #nouvelles

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Publié le 10 Septembre 2014

Intriguée par le succès de "1Q84", je me suis décidée à lire un autre roman de cet auteurjaponais contemporain, Haruki Murakami (村上 春, Murakami Haruki), né à Kyōto le 12 janvier 1949.

 

"Kafka sur le rivage" c'est le roman de deux solitudes, de deux destins illuminés tantôt par la folie, tantôt par la tristesse de n'être que soi. Le force de Murakami est de produire un roman à la fois bercé par les mythes fondateurs occidentaux en miroir de toutes les légendes du pays du Soleil levant. L'effet sur le lecteur est à la fois magique et addictif. Une lecture dont on ne sort pas indemne et qui hante très longtemps après.

 

Présentation de l'éditeur:

"Au Japon, Kafka Tamura, un jeune Tokyoïte de 15 ans, s'enfuit de chez lui. Une nuit, il se réveille dans un bois couvert d'un sang qui n'est pas le sien. Il trouve refuge dans une bibliothèque. Parallèlement, un vieil homme simple d'esprit mais capable de deviser avec les chats, Nataka, rencontre un effroyable personnage. Il se met à la recherche de Kafka."

kafka.jpg

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Rédigé par Asfodèle

Publié dans #roman étranger

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Publié le 9 Septembre 2014

"En mer" est le premier roman de Toine Heijmans, né en 1969 aux Pays-Bas. Il reçoit le prix Médicis Etranger 2013.

Ce roman est un roman sur la mer, une traversée en solitaire, une errance de père, un projet de vie pour Donald qui a besoin d'autre chose que son travail. Avec maestria et économie de mots, l'auteur crée une ambiance inquiétante, chabrolienne, même. Quand les éléments se déchainent, quand le sommeil manque nait alors une toute autre dimension, une réalité que Donald devra apprivoiser lors de sa dernière traversée avant son retour chez lui.
Ce roman m'a touchée, intriguée, tenu en haleine, car quand la fille de Donald s'évapore du voilier, un soir de tempête, le lecteur cherche avec ce père désespéré tous les possibles pour expliquer la disparition de la petite Maria...

 

Présentation de l'éditeur:

"Las du quotidien de sa vie de bureau, Donald décide de partir naviguer seul pendant trois mois en mer du Nord. Maria, sa fille de sept ans, le rejoint pour la dernière étape qui doit les ramener du Danemark aux Pays-Bas, où ils retrouveront sa femme. Mer étale, complicité entre le père et la fille: la traversée s’annonce idyllique. Mais rapidement, les nuages noirs se profilent à l’horizon, et Donald semble de plus en plus tourmenté.
Jusqu’à cette nuit cauchemardesque où Maria disparaît du bateau alors que la tempête éclate...
"

 

Toine Heijmans : "En mer"

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Rédigé par Asfodèle

Publié dans #roman étranger

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Publié le 2 Septembre 2014

Grégoire Delacourt est un publicitaire de métier. Son deuxième roman "La liste de mes envies" est un des best sellers de ces dernières années.

Que feriez-vous si vous gagniez au loto? On se l'est tous posé cette question... et Perette avant nous en avait fait déjà la douloureuse expérience en disant adieu à ses rêves.

Dans ce livre, il est question de rêves avouables et inavouables, de blessures et de trahisons, de pardon et de lumière dans la noirceur des évènements. Tantôt tendre et tantôt d'un réalisme grave, l'histoire de cette mercière de 47 ans, à l'aube du bilan de sa vie interroge sur le prix du bonheur.

Jocelyne (du germain: ing, "fils, fille de", et Gauz, "Dieu") gagne la cagnotte à l'Euromillions mais est ce vraiment une bénédiction? Avec un style qui se paie de luxe de laisser les fioritures au placard, l'auteur économe en mot touche par sa simplicité. Une simplicité en apparence toutefois, qui appelle le lecteur à être acteur de sa lecture.

Un livre où il est question d'amour que l'on craint de perdre, de bonheur à imaginer et à rêver, entre gris clair et gris foncé.

 

 

Grégoire Delacourt : "La liste de mes envies"

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Rédigé par Asfodèle

Publié dans #roman français

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Publié le 31 Août 2014

Né en 1965 à Nancy, Éric Reinhardt a travaillé dans l’édition, puis dans l’édition de livres d’art. En 1991, il se met à écrire et publie en 1998 un premier roman Demi-sommeil. Tout au long de ses livres, il observe notre société, ses différentes classes et leurs mœurs, avec un regard et une écriture sarcastique mais également poétique.

"L'amour et les forêts" est un roman saisissant. C'est avec une écriture d'une grande précision, vive et intense qu'Éric Reinhardt décrit le quotidien, les rêves et les frustrations de Bénédicte Ombredanne. Ce personnage féminin est rendu attachant par la mise en avant de ses luttes intérieures, de ses tentatives de survie contre l'étouffement systématique de ses espoirs de vie meilleure par son mari. Ce mari se révèle être un pervers narcissique entre les lignes, une sombre personne qui laisse planer son ombre dans le tout roman.
Ce qui me plait dans ce roman, c'est l'incroyable volonté de vivre de Bénédicte Ombredanne et sa stratégie de mise en oeuvre d'espaces de respiration. Eric Reinhardt décrit tout cela avec beaucoup de finesse et d'intelligence tout en laissant une place suffisante au lecteur pour s'approprier les ombres de sa Bénédicte et la touffeur de ses forêts imaginaires.
Un peu d'humour se dessinne aussi avec la retranscription d'une conversation meetic. Un vrai moment d'anthologie! 
Un roman qui vous habitera longtemps et vous posera la question "jusqu'où seriez-vous prêt à aller par amour? (contraint et forcé)"....

 

"On est tous divisés, on est intérieurement plusieurs personnes contradictoires qui se combattent ou dont les intérêts se contredisent, on est tous amenés à jouer des rôles qui en définitive sont des facettes d'une vérité unique qu'on passe son temps à intérioriser, à travestir, à protéger du regard d'autrui et finalement à trahir, parce qu'on a honte de s'avouer aussi complexe, pluriel, tiraillé, contradictoire et donc essentiellement indéfini, alors que c'est précisément notre force."

 

Présentation de l'éditeur :

"À l'origine, Bénédicte Ombredanne avait voulu le rencontrer pour lui dire combien son dernier livre avait changé sa vie. Une vie sur laquelle elle fit bientôt des confidences à l'écrivain, l'entraînant dans sa détresse, lui racontant une folle journée de rébellion vécue deux ans plus tôt, en réaction au harcèlement continuel de son mari. La plus belle journée de toute son existence, mais aussi le début de sa perte.
Récit poignant d'une émancipation féminine, L'amour et les forêts est un texte fascinant, où la volonté d'être libre se dresse contre l'avilissement."

Eric Reinhardt : "L'amour et les forêts"

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Rédigé par Asfodèle

Publié dans #roman français

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Publié le 26 Août 2014

David Foenkinos à l'aube de ses 40 ans publie un roman très différent de ses précédents à succès. Un roman : plus mûr, plus grand, plus universel. C'est un long chant d'amour, un cri. 
Hymne à la tendresse, à la lutte contre le désespoir et pour la vie envers et contre le noir d'une bien triste période de l'histoire. Narration maîtrisée, ronde et incisive, comme autant de coups de pinceau pour révéler un tableau saisissant de sincérité.
A la manière d'un long poème en prose et un peu comme "L'Enéide", ce roman dans sa forme ouvre à un nouveau mode de lecture. Des respirations s'installent souvent dans la narration et favorisent l'appropriation du destin tragique de Charlotte Salomon.
 

Si ce roman ne reçoit pas un prix...

"Ce roman retrace la vie de Charlotte Salomon, artiste peintre morte à vingt-six ans alors qu'elle était enceinte. Après une enfance à Berlin marquée par une tragédie familiale, Charlotte est exclue progressivement par les nazis de toutes les sphères de la société allemande. Elle vit une passion amoureuse fondatrice, avant de devoir tout quitter pour se réfugier en France. Exilée, elle entreprend la composition d'une œuvre picturale autobiographique d'une modernité fascinante. Se sachant en danger, elle confie ses dessins à son médecin en lui disant : "C'est toute ma vie." Portrait saisissant d'une femme exceptionnelle, évocation d'un destin tragique, Charlotte est aussi le récit d'une quête. Celle d'un écrivain hanté par une artiste, et qui part à sa recherche."

David Foenkinos : "Charlotte"

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Rédigé par Asfodèle

Publié dans #roman français

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